Ultime solution alternative au problème Israël–Palestine

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Eli LAIK

Avec l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, une nouvelle réflexion a vue le jour sur la façon de résoudre la débâcle des Accords d’Oslo rendus caducs par Abou Mazen, en demandant la reconnaissance unilatérale de reconnaissance d’un 23ème État arabe, contrairement aux termes des-dits accords. Une des plus novatrice vient du Conseil d’Opposition jordanien qui préfère un nouvel État palestinien — en Jordanie.

Librement adapté par Eli LAIK d’après un article de Ted Belman
http://www.israpundit.org/archives/63621112

Lors de leur Convention de juillet 2016, le parti Républicain a approuvé à l’unanimité une plate-forme pro-Israël qui a stipulé :
“Les États-Unis cherchent à aider à l’établissement d’une paix complète et durable au Moyen-Orient, qui serait négociée entre ceux qui vivent dans la région”.

David Friedman et Jason Greenberg, représentant Donald Trump, ont participé au brouillon ils ont entériné le texte final:

Toute référence au Peuple palestinien ou à une solution à deux États a disparue. En outre, la plate-forme a inclus les termes “Nous rejetons la fausse notion qu’Israël est un occupant.” Si Israël n’est pas un “occupant”, alors Israël est un pays souverain (sur l’étendu de la Judée, de la Samarie, et de la partie Est de Jérusalem).

En conséquence, la recherche a lieu pour une solution alternative.

Une telle solution pourrait s’inspirer de l’accord Fayçal/Waizmann de courte durée de 1919. L’essence de cet accord était que la Palestine telle qu’elle existait alors, devait être divisée en deux États, un pour les Arabes et l’autre pour les Juifs. Chaim Waizmann pour les Juifs avait accepté d’aider à développer l’État arabe et l’Émir Fayçal a accepté d’approuver l’implantation juive dans l’État juif devant se créer entre le Jourdain et la Mer, il a préféré le développement de relations coopératives cordiales.

Partage de la Palestine mandataire lors de la Conférence du Caire du 12 au 30 Mars 1921

Bien que les Britanniques n’aient pas initié cet accord, ils ont partitionné la Palestine mandataire en 1922 avec la création de la Trans-Jordanie à l’est du Jourdain en 1922. La Trans-Jordanie (devenue par la suite la Jordanie) a reçu ainsi 72 % des terres promises aux Juifs. La conservation des 28 % se composant de la terre entre le Fleuve de Jordanie et la Méditerranée devaient être l’état juif. Cela a été inséré dans le Mandat de Palestine signé par la Société des nations en 1922.

Le 30 juin 1922, une résolution commune des deux Chambres du Congrès des États-Unis a avalisé unanimement le “Mandat pour la Palestine”, en confirmant le droit irrévocable de Juifs de s’installer en Palestine — n’importe où entre le Fleuve Jourdain et la Méditerranée.

Concernant les Arabes vivant dans la Palestine juive, le Bulletin Officiel du Congrès a publié la chose suivante :

“(2) Que s’ils ne consentent pas à la domination d’un gouvernement juif, ils doivent être tenus de vendre leurs terres à une juste évaluation et se retirer dans le territoire arabe qui leur a été assigné par la Société des Nations dans la reconstruction générale des pays de l’est.

(3) Cela s’ils ne consentent pas à la domination du gouvernement juif, sous les conditions de droit et de justice, ou vendre leurs terres à une juste évaluation et se retirer dans leurs propres pays, ils doivent être conduits hors de la Palestine par la force.”

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Les États-Unis n’étaient pas un membre de la Société des nations en ce temps. Pour être capable de protéger des intérêts américains en Palestine, elle est entrée dans la Convention anglo-américaine de 1924 dans laquelle les États-Unis se sont attachés aux termes du Mandat. Cela a signifié évidemment la reconnaissance du droit juif et clos le règlement de la Palestine et que toute la Palestine devait être la patrie juive.

Depuis lors, il y a eu un certain nombre de tentatives infructueuses, contrairement aux termes du Mandat, de diviser la Palestine juive en deux États. La Résolution 181 d’Assemblée générale des Nations unies, passée en 1947, a recommandé la partition, mais a été rejeté par les Arabes.

Les Juifs en ont profité d’autre part et ont déclaré leur indépendance en 1948. Israël doit son indépendance à cette déclaration qui était seulement une recommandation, en précipitant le mouvement, la résolution 181 en tant que recommandation n’aurait eue force de loi qu’en cas d’accord des 2 parties, la partie ayant rejeté l’accord en 1948, ne peut par la suite s’en réclamer.

Dès avant la proclamation de l’État juif d’Israël le 14 Mai 1948, de nombreuses troupes arabes s’infiltrèrent en Judée et en Samarie, parallèlement les Jordaniens demandaient à tous les Arabes vivant entre la mer et le Jourdain d’abandonner leur terres afin qu’ils jettent les Juifs à la mer.

Les Arabes étaient 650.000, les 170.000 n’ayant pas obtempéré ont reçu la nationalité israélienne immédiatement. Des 480.000 Arabes ayant obéi aux Sirènes jordaniennes 100.000 en raison du rapprochement familial ont rejoint Israël et obtenu la nationalité. Les 380.000 restant sont donc des réfugiés au sens international du terme, ils ont pour  finalité d’être assimilé par les pays d’accueil, cette intégration doit se réaliser immédiatement.

Les Jordaniens, les Syriens, et les Égyptiens ont toujours refusé cette intégration cantonnant les réfugiés dans des camps insalubres (au départ), leur refusant la nationalité, et leur refusant tout travail, ils sont depuis, à la charge de l’ONU qui a créé un organisme spécifique L’U.N.W.R.A qui s’est empressé d’allouer un statut de réfugié inter-générationnel, du jamais vu faisant que les 380.000 réfugiés de l’époque qui sont décédés pour la plupart, voient leurs descendants  de la quatrième génération nombreux de 5.000.000 pourvus du statut de réfugiés.

L’U.N.W.R.A perçoit les 4/5 du budget mondial consacré par l’ONU aux réfugiés qui sont bien plus nombreux dans le Monde entier que les réfugiés arabes de ce conflit.

À la suite de la guerre d’Indépendance, en 1949, un cessez-le-feu est intervenu entre la Jordanie et Israël, dont les limites territoriales ne pouvaient en aucun cas être considérées comme des frontières selon les propres signatures des deux parties.

Aucune conséquence juridique n’est arrivée depuis, pour annuler le droit des Juifs de s’installer et être souverains sur toute la terre jusqu’au fleuve Jourdain.

La Jordanie a alors occupé la Judée, la Samarie, et la partie Est de Jérusalem, elle en a expulsé violemment les Juifs pour que le territoire soit judenrein, ce qui est donc une forme d’apartheid, 53 synagogues furent incendiées afin de faire disparaître toute trace de judéité de ces territoires.

1948 Expulsion des habitants juifs de Jérusalem occupée par la Légion jordanienne
Crédit photo: http://www.terredisrael.com/

La Jordanie a ensuite incité des Arabes de nombreux pays à venir s’installer en Judée, en Samarie, et dans la partie orientale de Jérusalem en toute illégalité des règles internationales sans qu’aucun des pays occidentaux ne manifeste sa désapprobation.

Jusqu’à présent Israël a rechigné à réclamer la souveraineté sur ces terres puisque les Arabes vivant là demanderaient alors la citoyenneté ayant pour résultat un état de binational. C’est inacceptable pour la plupart des Israéliens. Ils rejettent aussi la solution de deux états.

Alors, quelle est l’alternative ?

Considérons un instant, que la Jordanie accepte d’accorder la citoyenneté à tous les Palestiniens, puisque leur loi l’autorise actuellement et les invite tous en retour à vivre et travailler en Jordanie, le conflit serait bientôt fini. Alors que roi Abdullah n’est pas sur le point de faire ceci, à cause de la Coalition Jordanienne d’Opposition (J.O.C). Cette coalition représente tous les groupes d’opposition en Jordanie qui soutiennent un état laïc. La J.O.C depuis sa création il y a six ans a soutenu de bonnes relations avec l’Israël. Elle n’inclut pas des groupes de soutien au terrorisme. Cette alliance a accepté de collaborer pour former le gouvernement de la Jordanie et le roi Abdullah devrait abdiquer. Bien qu’au moins 75 % de Jordaniens soient des Palestiniens, le Roi les a privé du droit électoral dans une large mesure en faveur de l’ethnie Hashemite et des Bédouins.

La J.O.C a produit un plan détaillé, l’Opération “la Jordanie en Palestine”, qui identifie clairement ses buts et les étapes opérationnelles dont elle avait besoin pour exécuter leur plan. Les copies sont disponibles sur demande.

Tout ce qui est nécessaire pour que cela réussisse c’est un laisser-passer des États-Unis pour briefer le roi, (qui passe actuellement la plupart de son temps à l’extérieur de la Jordanie,) de ne pas revenir à la maison. Alors il prendrait des dispositions pour l’armée jordanienne, qu’il contrôle, afin qu’elle soutienne le soulèvement populaire palestinien et désigne parmi eux celui qui formerait le gouvernement provisoire.

La J.O.C, l’envisage ainsi :

Ce plan cherche à mettre une solution à deux États viables où la Jordanie est la patrie naturelle pour tous les Palestiniens et Israël devient souverain sur tout le sol à l’ouest du Jourdain. Ceci pourrait seulement arriver si la famille royale Hachémite corrompue, soutenant le terrorisme et ayant un double langage quitte la Jordanie. Les Palestiniens se révoltent souvent contre le régime mais la police du roi les vilipende. Les médias américains ignorent cette solution de l’agitation en Jordanie.

Ce dont nous avons besoin c’est un accord des États-Unis pour influencer l’armée jordanienne et l’agence de sécurité pour supporter la révolution la prochaine fois qu’il sort du pays. Les agences de sécurité et l’armée garantissent déjà le pays sans aucune influence du roi qui est surtout à l’étranger. Dans ces conditions, le roi ne retournerait pas. Dès que cela arriverait un gouvernement provisoire de Palestiniens laïcs qui veulent la paix avec Israël pourrait être nommé.

Une fois le gouvernement provisoire installé, il renforcera l’économie en arrêtant le détournement de l’argent gouvernemental en en finissant avec la corruption. Il accordera entièrement le droit de vote aux Palestiniens. Tous les Palestiniens dans le monde entier seraient invités à se rendre en Jordanie suivant l’acte de citoyenneté jordanien actuel, qui reconnaît déjà tous les Palestiniens comme des citoyens de la Jordanie. Beaucoup de Palestiniens émigreront en Jordanie en partie parce que beaucoup ont des membres de la famille et des amis vivant en Jordanie. Les occasions de travail aussi bien que des avantages utiles/le système de protection sociale leur seront rendues disponibles par le nouveau gouvernement provisoire comme une incitation de plus.

Israël, avec beaucoup de partenaires internationaux, comprenant les États-Unis, pourrait financer le bâtiment et la construction d’une nouvelle ville jordanienne de 1 million de personnes. Cela stimulerait beaucoup l’économie jordanienne et fournirait du travail aux Palestiniens rapatriés. Les nouvelles maisons pourraient être rendues disponibles pour les rapatriés et les habitants indigènes à des prix subventionnés incitant les gens à revenir. La fin de la discrimination du roi Abdullah contre les Palestiniens vivant en Jordanie, contribuerait aussi à la réalisation de la Jordanie comme une destination d’immigration désirée.

Michael Ross, un Républicain, a écrit après l’élection de Donald Trump, “Trump doit Parler à Mudar Zahran “parce que Zahran offre la solution alternative que le President Trump cherche.

Dans le cadre de cette solution, tous les réfugiés palestiniens se sont inscrits avec le Soulagement de l’ONU Et l’Agence de Travaux pour les Réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient pourrait être rapatriée en Jordanie et leur donner la citoyenneté. Ainsi on pourrait mettre fin à l’U.N.R.W.A et le financement de l’U.N.R.W.A actuelle pourrait être transféré en Jordanie pour aider à la réintégration.

Selon Moshe Feiglin, le chef du Parti Zehut en Israël, les Accords d’Oslo ont coûté à l’Israël plus d’un trillion de shekels depuis qu’ils ont été signés. En plus, l’Israël a supporté le prix de trois campagnes militaires à Gaza. Finalement, Israël fournit aux Palestiniens leur énergie, l’eau et le traitement des eaux d’égout gratuitement ou à des prix très subventionnés.

L’été dernier, Feiglin a proposé une Solution dans laquelle Israël étend la loi israélienne de la Méditerranée à la Jordanie :

Nous donnerons à la population arabe dans ces territoires trois options : La première est l’émigration volontaire à l’aide d’une subvention d’émigration généreuse. La deuxième est la résidence permanente, semblable au statut “de Carte verte” aux États-Unis – pas comme ce qui est actuellement en pratique dans Jérusalem Est. Ce statut sera offert à ces Arabes qui déclarent publiquement leur loyauté à l’État d’Israël comme l’État de la Nation juive. Nous sauvegarderons leurs droits de l’homme et ne ferons rien comme nous l’avons fait dans le Gush Katif. La troisième option sera réservée à peu d’Arabes et seulement conformément aux intérêts israéliens. Ceux qui lient leur destin au destin de la Nation juive, comme les Druzes, qui peuvent entrer dans un processus à long terme et atteindre la citoyenneté.

Martin Sherman a publié un plan semblable qu’il appelle la “Solution Humanitaire” par opposition à une solution sévèrement politique. Il a résumé tous ses écrits dans le soutien d’un tel plan et les a publiés.

Avec environ une subvention de 300,000$ par famille, tant lui que Feiglin ont estimé cette indemnisation qui compenserait l’émigration qui coûterait plus de $200 milliards à Israël mais tous les deux soutiennent qu’elle est réalisable et vaut la peine qu’on la fasse.

Le rapatriement de Palestiniens en Jordanie, comme proposé par la J.O.C, faciliterait beaucoup l’émigration palestinienne et réduirait beaucoup les subventions nécessaires à motiver cela. On mettrait fin à l’U.N.R.W.A et à l’Autorité palestinienne .

1.75 millions de Palestiniens vivent en Judée et Samarie (la Cisjordanie). Ils pourraient rester là comme citoyens jordaniens ou émigrer en Jordanie comme ils le veulent. Hébron, Nablus, Ramallah et Bethléem sont les centres primaires. Ramallah est à seulement 42 miles d’Amman, la capitale de la Jordanie. Une nouvelle autoroute pourrait être construite raccordant toutes ces villes à Amman.

Les 1.8 millions de Palestiniens vivant à Gaza, dont 1.3 millions sont enregistrés comme des réfugiés, seraient motivés pour émigrer en Jordanie. Après assez de congé, Israël pourrait étendre sa souveraineté à Gaza finissant ainsi avec ce problème perpétuel.

En considérant les subventions que l’Ouest fournit à l’U.N.R.W.A, Gaza et l’Autorité Palestinienne , ce serait une affaire. Étant donné que la J.O.C a attaché son destin à Israël, Israël serait heureux de contribuer à une telle solution puisque le présent conflit coûte des centaines et des centaines de millions de dollars annuellement.

C’est vraiment si simple. Il y a beaucoup plus à dire dans le soutien à cette option..

Le Prof. Hillel Frisch, maître-assistant supérieur au Centre Begin-Sadat pour les Études Stratégiques et Yitzhak Sokoloff, un collègue du Centre d’Ingeborg Rennert pour les Études de Jérusalem à l’université de Bar-Ilan ont écrit récemment à Trump concernant l’Option jordanienne.

L’inauguration d’une administration américaine non engagée au principe d’un État palestinien indépendant fournit à l’Israël l’occasion de recommander une vision stratégique à long terme d’une Jordanie prospère qui pourrait fournir une alternative au modèle d’une solution de deux états basée sur l’Autorité palestinienne.

Ils ont tort de suggérer que cela peut être fait avec le roi Abdullah. Je crois, comme fait le J.O.C, que le roi fait partie du problème et doit être remplacé par les Palestiniens.

Gideon Saar, présenté comme un futur Premier ministre d’Israël, dans son article récent, une Solution Au revoir aux Deux États, a écrit :

Une solution fédérative Jordano-palestinienne offrirait l’espace palestinien en plus de leur autonomie. Nous pourrions aussi considérer l’admission d’un cadre économique Israélo-jordano-palestinien collectif. Et il y a beaucoup d’autres idées qui pourraient être construites à la suite d’un travail tranquille, sérieux avec le soutien d’une administration américaine d’un grand secours.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eli LAIK pour http://les-francophones-d-israel.com/

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