Réunion du lobby Francophone à la Knesset 19 Février 2014

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Eli LAIK

Réunion de travail du Lobby parlementaire pour les francophones d’Israël concernant l’intégration des nouveaux immigrants dans le système scolaire israélien.

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Dans le cadre de son action parlementaire, le lobby de la Knesset pour les francophones d’Israël a tenu une réunion de travail concernant l’intégration des élèves nouveaux immigrants dans le système scolaire israélien. Cette réunion s’est déroulée à la Knesset le Mercredi  19.02.14 en présence de représentants du Ministère de l’Éducation, de responsables municipaux et de représentants d’associations et d’organismes francophone en Israël des villes de Jérusalem, Ashdod, Raanana, Netanya, Maté Binyamin et Tel Aviv.

Le député Yoni Chetboun qui dirige le lobby parlementaire pour les francophones d’Israël a remercié les différents participants et a déclaré :
« Il est très important d’être connecté au terrain.  De nombreuses décisions sont en train d’être prises concernant la Alyah de France et l’intégration des nouveaux Olim. C’est pourquoi, il est primordial que les francophones qui connaissent la situation sur le terrain nous fassent part de leurs suggestions ainsi que des problèmes qu’ils rencontrent concernant l’intégration en Israël. Les conclusions de ces réunions seront envoyées directement aux ministères et  responsables concernés. De plus, nous traiterons des différents problèmes par le biais d’outils parlementaires ».

Lors de cette réunion, les responsables municipaux des différentes villes ont présenté les différents problèmes liés à l’intégration des élèves en Israël.
Révital Dotan qui représentait le Ministère de l’éducation a présenté les différents projets éducatifs en cours pour les élèves Olims. Suite aux nombreuses suggestions concernant le manque de communication entre les services municipaux et le ministère de l’éducation, cette dernière a précisé qu’il fallait en effet renforcer les liens. De plus, Dotan a proposé d’initier des journées d’information du ministère de l’éducation pour les responsables Alyah des différentes mairies d’Israël afin de mieux traiter les problèmes liés à l’intégration des nouveaux immigrants dans le système scolaire israélien.

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Voici les points principaux relevés lors de cette rencontre:

  • Heures d’oulpan

Aujourd’hui le nombre d’heures d’oulpan que reçoivent les élèves nouveaux immigrants, diminuent de manière conséquente après la seconde année d’Alyah.  Les responsables présents lors de cette réunion ont précisé qu’il était primordial de poursuivre l’aide accordée aux élèves lors de la première année d’Alyah durant au moins 3 ans, afin d’assurer un meilleur apprentissage de la langue.

  • Soutien psychologique parental

De nombreux parents d’élèves ont du mal à suivre leurs enfants au niveau scolaire après la Alyah. La difficulté de la langue et les problèmes liés à la Alyah font que de nombreux parents ont besoin d’un soutien psychologique.

  • Le système éducatif orthodoxe

Les élèves nouveaux immigrants qui intègrent les structures orthodoxes ne bénéficient d’aucun oulpan  ou soutien scolaire. Cette situation est particulièrement véridique en ce qui concerne les garçons. Ces derniers intègrent directement les Yéshivot sans préparation ou apprentissage de l’Hébreu. A Jérusalem, par exemple 1/3 des élèves Olims intègrent le système orthodoxe.  Il faut améliorer le contact avec les responsables orthodoxes afin d’améliorer cette situation et permettre aux élèves une meilleure intégration.

  • Communication entre les différents organismes

L’un des problèmes principaux relevé est le manque de communication entre les différents organismes et responsables chargés des nouveaux Olims. Les responsables municipaux affirment qu’ils doivent par eux-mêmes faire un travail de recherche afin d’obtenir les informations concernant les aides attribuées dans leurs villes.
De plus, les nouveaux immigrants doivent prendre contact de façon ‘indépendante’ avec les responsables municipaux dans leurs villes en vue de leur Alyah. Les délégués de l’Agence Juive font le lien mais pas de façon officielle ou automatique. Les inscriptions pour les écoles et autres structures scolaires se faisant bien avant la date de la Alyah elle-même, il faut pouvoir faire passer de façon officielle la liste des futurs Olims aux responsables sur le terrain afin qu’ils puissent les aider de manière plus efficace.

  • Les municipalités

Dans la plupart des villes à forte population francophone, les municipalités en coopération avec le ministère de l’intégration nomment des responsables chargés des nouveaux Olims de France. C’est le cas par exemple à Ashdod, Jérusalem, Netanya ou bien ‘Hadéra. Cependant, il n’y a pas de définition précise concernant le nombre d’Olim sous la responsabilité de ce même ‘rakaz’. Par exemple, selon les normes, une ‘mégashéret’ à temps plein (qui fait le lien entre les écoles et les parents d’élèves nouveaux immigrants)  est censée suivre entre 750 et 1500 enfants  qui pour la plupart étudient dans des écoles différentes. Il faut exiger des municipalités de renforcer les effectifs et établir des normes adaptées aux besoins sur le terrain.

  • Le  Kodesh

De nombreux élèves francophones rencontrent des problèmes liés aux études toraïques.
Bien que la plupart d’entre eux soient religieux ou traditionalistes, ces derniers quittent le système scolaire religieux (mamad) en raison de la difficulté des matières de kodesh. Il faut vérifier une possibilité d’adapter les études de kodesh aux nouveaux immigrants afin qu’ils ne soient pas tentés d’abandonner leurs études en cours.

Dina Cohen – דינה כהן
רכזת שדולת העולים מצרפת ודוברי הצרפתית בכנסת – Responsable du Lobby Francophone de la Knesset

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Dina COHEN pour http://les-francophones-d-israel.com

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