Bombardements alliés en Syrie, décryptage.

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Eli LAIK

7 Avril 2017 3h du matin un coup pour rien:

Bombardement américain d’un site « Al-Chaayrate » en Syrie suite à une utilisation par la Syrie de bombes chimiques. Sur 59 Tomahawk seulement 23 ont atteint leur cible et la piste d’atterrissage est restée intacte, les Russes prévenus ont avisé leur allié, la base a été évacuée, seuls des avions de réforme ont été détruits.

Les alliés russes et iraniens de Damas ont dénoncé « une décision unilatérale parlant d’acte irresponsable ».

Les bombardements de la population civile par un État voyou soutenu par 3 États voyous au moyen d’armes chimiques ce n’est pas une décision unilatérale ni un acte irresponsable!

14 Avril 2018 3 h du matin un cataplasme sur une jambe de bois:

Bombardement conjoint des Américains, des Britanniques, et des Français de plusieurs sites de recherche, et de production d’armes chimiques, suite à l’utilisation par la Syrie de gaz toxiques contre sa population civile à Douma le 7 Avril. Les sites sont détruits aucune victime civile ou militaire sur des sites désertés depuis 3 jours, les techniciens vont pouvoir se remettre au travail sur de nouveaux sites.

Apparemment, la leçon de 2017 n’avait pas suffit, les Syriens ont réitéré un an plus tard.
Les Occidentaux ont menacé plusieurs jour avant, ce qui a permis l’évacuation du personnel qui ne dénombre aucune victime.
Mais quel message ont ils envoyé? Ils ont sauvé la face, ils devaient donner une suite logique à leurs rodomontades mais ils n’ont pas stoppé la menace, comme ils ne l’avaient pas stoppée l’année dernière, le vrai message aurait été d’écorner une aile du Palais présidentiel, sans prévenir 8 jours avant.
Lorsqu’on fait la guerre, on va jusqu’à la défaite de l’adversaire, afin de réaliser ses objectifs, une guerre coûte cher en pertes humaines, en blessés, et en dégâts matériels, partir en guerre pour s’arrêter en chemin coûte doublement puisqu’on assume les pertes humaines et financières sans atteindre ses objectifs. Il faut trainer en cour martiale ceux qui jouent au petit soldat et s’arrêtent en chemin.

Les réactions des uns et des autres:

Damas a dénoncé une « agression barbare et brutale ». « Cette agression ne fait que renforcer la détermination de la Syrie à continuer sa lutte afin d’écraser le terrorisme, sur chaque parcelle de territoire », a déclaré le Président Bachar Al-Assad.

En France, l’opération est dénoncée vigoureusement par Jean-Luc Mélenchon qui accuse le Président Macron d’avoir agit sans l’accord de l’Assemblée Nationale. Marine Le Pen entonne le même couplet.
A Gaza on dénonce également l’opération, en appelant à une riposte vers Israël, l’Amérique, la France et la Grande Bretagne.
L’ensemble des pays arabes approuve cette opération qui fixe la ligne rouge à Damas.
Celui qui rêve d’être Sultan, allié de la Russie, de l’Iran, et de la Syrie, se souvient opportunément qu’il fait partie de l’Otan, il approuve cette opération, pensant faire oublier ses exactions envers les Kurdes que la coalition « anti État-islamique » a abandonnée lorsque les Turcs puissamment armés ont lourdement bombardé les Kurdes afin de les empêcher de créer leur État sur des territoires conquis sur l’État islamique en Syrie.
Les Kurdes détenaient quelques 600 prisonniers de l’État islamique de nationalité française, ces prisonniers sont réclamés par la gauche française qui se targue d’humanisme. Les Kurdes veulent remercier la France de son abandon face aux Turcs, ils n’ont pas de prisons, et pas d’argent pour continuer à détenir ces terroristes, ils viennent de déclarer qu’ils allaient obligeamment les libérer, ce qui permettra à la France d’avoir 600 fichés S supplémentaires.
Le coq français pousse ses cocoricos du haut de son tas de fumier, il a fait savoir qu’il existait, mais la France a du fixer les limites de l’intervention, il était hors de question de remettre en cause le partage territorial de l’Empire Ottoman, partage auquel elle avait participé ainsi que les Britanniques, créant de toutes pièces le Liban où vivent 3 communautés qui se détestent, et la Syrie qui vient d »échapper il y a 5 ans à l’éclatement en 2 entités alaouites qui se détestent, une entité sunnite, une quatrième kurde.
Mais la France y était opposée, elle a préféré persister dans son erreur du siècle dernier, plutôt que faire sauter le barbare El-Assad, elle était bien soutenue à l’époque par Barak Hussein Obama qui s’est obligeamment retiré pour laisser la place au Tsar, pressé qu’il était d’abandonner des milliards à Rohani qui peut ainsi propager la terreur dans la région, en s’acheminant vers sa bombe, nous amenant au seuil d’une troisième guerre mondiale.
La France rêve toujours d’avoir son mot à dire sur la région, mais ceux qui tiennent les cartes ne sont pas prêts à les abandonner, l’histoire ne distribue les bonnes cartes qu’une seule fois, si on sort du jeu on n’y rentre plus.

Le coût de l’opération:

Côté Français trois Frégates ont été mobilisées elles ont tiré 3 missiles de croisière à 2,9 millions d’euro chacun, en outre l’armée de l’air a mobilisé 5 Rafale, 4 Mirage, 2 Awacs, une demi douzaine d’avions ravitailleurs, pour tirer 9 autres missiles, on imagine le coût de l’opération qui sera suivi d’autres bombardements chimiques par El-Assad, les contribuables peuvent être rassurés, leur argent est mal employé.

Les Britanniques ont envoyé pour leur part 4 avions Tornado pour un nombre indéterminés de missiles tirés.

Les États-Unis ont tiré environ 110 missiles, outre leurs Tomahawk vieillissants à 1,5 million de $ dont beaucoup ont été brouillés, ils ont déployé d’autres types de missiles, ils auraient mobilisé également des bombardiers B-1 selon Fox News.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eli LAIK pour http://les-francophones-d-israel.com/

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