Qui va curer les écuries d’Augias

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Eli LAIK

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L’ONU totalement phagocytée par 53 pays de l’OCI vient de décider l’établissement d’une liste noire des entreprises de Judée, de Samarie, et de Jérusalem « est. »

Vous connaissez le principe: contre la grève le lock-out.

Et bien il faut adopter le principe: contre BDS et la liste noire l’annexion de la Judée, et de la Samarie.

Qui va faire quoi que ce soit contre?

Obama, vient de déclarer en Argentine qu’il ne voyait pas une paix d’ici les neuf mois qui lui restaient jusqu’à la fin de son mandat. Il lui a fallu plus de 7 ans pour s’en rendre compte!!!

Les aller et venues de Kerry jusqu’à 3 fois par semaines pendant des années ont empêché le Gouvernement de gouverner.

Mais pourquoi Obama pense t-il que son action a échouée? « Parce qu’Israël a une réussite insolente de son économie, et que les Arabes ne produisent rien à part des attentats. » Pourquoi avoir attribué un prix Nobel de la paix à quelqu’un mettant 7 ans à s’apercevoir d’une évidence connue de tout le monde depuis des décennies?

Et pourquoi voulez-vous que quiconque reproche à Israël cette annexion?

Les Arabes ne reconnaissent donc pas un texte de loi émanant de la plus haute autorité planétaire, aujourd’hui rien n’a changé, ils ne reconnaissent aucune loi promulguée par les États, ils ne veulent reconnaître que « la Charia, »

Rappel de quelques éléments essentiels de cette affaire.

  • 2 novembre 1917 la Déclaration Balfour parlait de l’établissement d’un foyer Juif sur « toute la Palestine. » Ceci comprenait l’actuelle Jordanie, et Israël.
  • 3 Janvier 1919 L’accord Fayçal-Weizmann reconnaissait la création d’un pays « Juif » allant de la plaine du Jourdain à la Méditerranée, la limite comprenait une bande à l’Est du Jourdain.
  • 26 avril 1920 la Conférence de San Remo (Qui a valeur de loi internationale) donnait Mandat à la Grande Bretagne de créer ce « Foyer Juif » sur toute la Palestine.
  • Avril 1921 les Britanniques créent l’Émirat de Transjordannie, à l’est du Jourdain, ils en accordent le contrôle à Abdallah 1er.
  • 3 Juin 1922 Confrontés à la pression arabe, les Britanniques éditent le « Premier livre blanc » connu sous le nom de « Livre blanc de Churchill, » ce premier livre blanc définit la politique britannique sur le Mandat, il fut publié pour répondre à l’opposition des Arabes palestiniens aux termes du mandat quant à l’établissement d’un « foyer national juif » et à l’immigration juive en Palestine. Les Arabes ne reconnaissent donc pas un texte de loi émanant de la plus haute autorité planétaire, aujourd’hui rien n’a changé, ils ne reconnaissent aucune loi promulguée par les États, ils ne veulent reconnaître que « la Charia, » Winston Churchill est alors secrétaire aux colonies, (les Britanniques se conduisent dans cette affaire comme des colons, et non comme des Mandataires.) Ce livre blanc réduit à peau de chagrin le territoire destiné au foyer juif, il donne le contrôle de 72% des terres situées à l’est du Jourdain à l’Émir Abdallah. Il réaffirme le droit au retour du peuple juif sur sa terre ancestrale, mais pose néanmoins comme condition à l’immigration le niveau des moyens financiers des postulants à l’immigration. Il précise également que la Palestine ne peut être conçue comme une entité politique exclusivement juive, (ce livre blanc vide de sa substance illégalement la Déclaration Balfour, les accords Fayçal-Weizmann, ainsi que la Conférence de San Remo.)
  • 21 Octobre 1930 le deuxième livre blanc est connu comme le « Livre blanc de Lord Passfield », secrétaire britannique aux colonies. (Les colons britanniques confient l’affaire à la personne en charge des colonies.) Il est publié après les émeutes de 1929. Il remet en question la poursuite de l’implantation juive en Palestine, et favorise la priorité à l’emploi de la population arabe, (cette discrimination est du racisme déguisé, et tend à favoriser l’apartheid,) et ce même au sein des entreprises juives. La réaction du Yshouv et des institutions sionistes mondiales fut alors virulente. La publication du second livre blanc entraîne également la démission des responsables du mouvement sioniste et de ceux de l’Agence juive. À la suite de ces pressions, le gouvernement britannique remet au docteur ‘Haim Weizmann, directeur de l’Agence juive, le décret d’annulation du second livre blanc, le 13 Février 1931. On note cependant au cours des années 30 une politique visant à freiner l’immigration juive. Les certificats d’immigrations accordés par la puissance mandataire à l’Agence juive deviennent en effet inférieurs aux demandes, développant une immigration clandestine juive à grande envergure dès cette époque.
  • 17 Mai 1939 le Troisième livre Blanc suite à la Grande Révolte arabe en Palestine. Connu comme le « Livre blanc de Malcolm Mac Donald, » secrétaire aux colonies,  élaboré après une conférence anglo-judéo-arabe tenue à Londres en février 39. Ce livre veut apaiser le soulèvement de la population arabe de Palestine en limitant la vente de nouvelles terres aux Juifs. « Compte tenu de la croissance naturelle de la population arabe et de l’importance des ventes de terres arabes aux Juifs, en certains endroits il ne reste plus assez de place pour de nouveaux transferts de terres arabes, tandis qu’en d’autres endroits ces transferts doivent être limités pour que les cultivateurs arabes puissent garder leur niveau de vie actuel et que ne soit pas créée prochainement une importante population arabe sans terre. Dans ces circonstances, le haut-commissaire recevra tous les pouvoirs pour prohiber et réglementer les transferts de terres. » Trois zones sont définies. Toute vente de terrain aux organisations sionistes est interdite  en Samarie, dans la bande de Gaza et dans la région de Beer-Sheva. Les ventes de terres dans la vallée du Jourdain, en Galilée, entre Tantoura et Haïfa, ainsi que dans le sud du Néguev, sont autorisées, mais seulement après accord spécial des autorités mandataires britanniques. Enfin, de Tantoura jusqu’au sud de Tel Aviv, ainsi que dans la région de Haïfa, les ventes restent libres. L’immigration juive est limitée à 75 000 personnes sur une durée de 5 ans, afin que la population juive ne dépasse pas le tiers de la population du pays. De ces 75 000 entrées sera déduit le nombre d’immigrants illégaux interceptés : « la peur d’une immigration juive indéfinie est largement répandue dans les rangs de la population arabe, cette peur a rendu possibles ces troubles. » Dès lors, « l’immigration sera maintenue au cours des cinq prochaines années pour autant que la capacité économique d’absorption du pays le permettra, à un taux qui portera la population juive à environ le tiers de la population totale. Au terme de la période de cinq ans, aucune immigration juive ne sera plus autorisée, à moins que les Arabes de Palestine ne soient disposés à y consentir. » Autant dire jamais. Enfin, un État palestinien unitaire à majorité arabe et indépendant est envisagé assez vaguement dans un délai de 10 ans : Le gouvernement de Sa Majesté déclare aujourd’hui sans équivoque qu’il n’est nullement dans ses intentions de transformer la Palestine en un État juif. Le gouvernement de Sa Majesté a le désir de voir s’établir finalement un État de Palestine indépendant. Si, au terme de dix années, il est avéré que l’indépendance doive être ajournée, le gouvernement britannique consultera les habitants de Palestine, le Conseil de la SDN. Le livre blanc entraîne de nouveau une vive réaction des institutions sionistes mondiales. David Ben Gourion déclare peu après le début de la guerre: Nous aiderons les Britanniques dans la guerre comme s’il n’y avait pas de Livre blanc et nous lutterons contre le Livre blanc comme s’il n’y avait pas la guerre. La lutte contre le troisième livre blanc est engagée au sein du Yishouv, elle ne prendra fin qu’avec l’indépendance de l’État d’Israël. On le voit les Britanniques ont été dans cette affaire juge et parti, ils se sont donc disqualifiés, ils se sont mis hors -la-loi en ne suivant pas les termes du Mandat qui leur a été confié. Ils ont dans leur idée transformé un foyer juif en pays arabe.

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Politiquement, les organisations sionistes officielles se mobilisent. Sous une forme plus violente, le « Livre blanc » provoque aussi une première vague d’attentats anti-britanniques commis par l’Irgoun à partir de 1939, les attentats seront suspendus après le début de la Guerre, en septembre 1939, pour repris par une dissidence de l’Irgoun, le Lehi, en 1941 et 1942.

L’opposition politique des institutions sionistes officielles ne cessera pas durant la seconde Guerre Mondiale, même alors que certains membres du Yishouv intègrent les rangs de l’armée anglaise. Le mouvement sioniste adoptera son « programme de Biltmore » en 1942, réclamant un État juif sur l’ensemble de la Palestine.

L’opposition armée au « Livre blanc » augmentera fortement avec la reprise des attentats de l’Irgoun en février 1944. Jusqu’à 1948, les organisations armées « Lehi, Irgoun, et plus légèrement la Haganah » tueront plus de 300 britanniques, ainsi que plusieurs dizaines de Juifs et quelques milliers d’Arabes. Les opérations contre les troupes d’occupation, de plus en plus audacieuses, rendent le pays ingouvernable. Désemparé, Bevin, Ministre des Affaires Étrangères britannique décide en février 1947 de porter l’affaire devant l’ONU, il espère un échec des Nations unies permettant le retour en force de la Grande-Bretagne.

L’application du Livre blanc par le mandat britannique s’intensifiera à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, en luttant contre l’afflux massif des rescapés de la Shoah. Des dizaines de milliers d’immigrants clandestins seront internés à Chypre ou en Europe.

  • Le 29 novembre 1947, l’O.N.U vote le Plan de Partage en deux États, l’un juif, l’autre arabe. Trente-trois pays votent pour, treize contre, et dix s’abstiennent. Les Juifs acceptent le partage qui leur laisse une portion congrue d’un territoire ingérable car morcelé, les Arabes refusent.
  • Du 30 novembre 1947 au 14 mai 1948 la « Guerre civile » fait rage, les Arabes n’acceptant pas le partage se soulèvent, les armes à la main. Ils refusent purement et simplement la création d’un État juif, pour eux, ceux qui ont été les Dhimmis doivent le rester d’une manière intergénérationnelle.  Par ailleurs ils partent du principe que là où un Musulman a prié, cet endroit est acquis à l’Islam. Il ne s’agit donc pas d’un conflit qui puisse se régler par la discussion, les Arabes refusent toute création d’un État juif. Tant qu’une telle reconnaissance n’aura pas lieu, ils ne pourront jamais vivre en paix au milieu des Juifs. C’est un conflit de religion.
  • Le 14 Mai 1948 David Ben Gourion Déclare l’indépendance de l’État d’Israël. Immédiatement les armées de 5 pays arabes se ruent sur l’État naissant, il s’agit de l’Égypte, le Liban, la Syrie, la Transjordanie, l’Irak.
  • La première loi votée par le tout jeune État d’Israël concernera l’abrogation du « Livre blanc. »
  • 6 Mai 1949 à la suite de combats difficiles un armistice est signé, il précise qu’il s’agit d’une ligne de cesser le feu qui n’a absolument pas valeur de frontière, c’est ce qu’on appelle la ligne verte.
  • 1949 Les Trans-jordaniens annexent la Judée, la Samarie et Jérusalem-Est. Toute la communauté internationale s’y oppose à l’exclusion de la Grande-Bretagne, La ligue arabe proteste violemment menaçant l’Émir d’exclusion, rien n’y fait. (Les Juifs ont été chassés, et remplacés par des Arabes venus du Liban, de Syrie, d’Irak, du Yémen, de Jordanie, d’Arabie, ainsi que d’Égypte, ceci est contraire à la Convention de Genève.)
  • 1967 à l’issue de la guerre des six jours, Israël reprend aux Jordaniens la Judée, la Samarie, « Jérusalem Est », le Golan, et le Sinaï.
  • 1980 Annexion par Israël d’une partie de Jérusalem qui se trouve réunifiée et désormais accessible à tous, il ne s’est rien passé, à part quelques marques de désapprobation dont nous n’avons que faire.
  • 1981 Annexion par Israël pour des raisons d’ordre stratégique d’une partie du plateau du Golan, (avant la Syrie puissamment implantée militairement sur ce plateau bombardait régulièrement les agriculteurs de la plaine de la Galilée sans que la communauté internationale ne s’en émeuve.) La Communauté internationale s’insurge mais ne fait rien.
  • L’Europe a suffisamment à faire avec le terrorisme sur son propre territoire sans compter également en Syrie et en Irak où la politique suivie emprunte des virages à 180 degrés, pour ne pas se mêler des affaires qui ne la concerne pas.
  • La Russie, se contente de gérer la Crimée qu’elle vient d’envahir, et son aide à Assad, elle n’interviendra pas contre un pays où vivent 1,5 millions de russophones.
  • Quand à la Chine pourvu qu’elle fasse du business, c’est tout ce qu’elle souhaite.
  • Il n’est que temps d’annexer toute la Judée, et la Samarie.

Comment gérer ce territoire?

  • Pour le secteur C c’est déjà Israël qui l’administre.
  • Pour le secteur B Israël administre en commun avec l’A.P, il peut le faire si l’AP disparait en s’appuyant sur les personnels qui gèrent la sécurité pour peu qu’ils prêtent serment à Israël, ceux pour qui la prestation de serment pose problème devront rendre leurs armes, ils auront alors tout loisir d’aller s’installer à Gaza.
  • La zone A étant administrée exclusivement par l’A.P reste le point le plus délicat, Tsahal sera obligée dans un premier temps d’intervenir seule, à moins que des personnels arabe ne prêtent serment à Israël, car il faudra procéder comme dans la zone B au désarmement des populations.
  • Toute l’administration civile étant déléguée aux administrations locales élues par les Arabes vivant dans ces zones.
  • Tous les élus devront prêter allégeance à Israël, ceux qui ne prêteront pas serment seront déposés et partiront à Gaza. À commencer par Zouheir Bahloul (Union Sioniste) qui vient de déclarer qu’Israël est le pays des Juifs pas des Arabes. Mais auparavant il faudra le décorer pour avoir reconnu une évidence à l’ineptie de vouloir qu’un grand nombre d’Arabes cohabitent avec des Juifs dans un pays Juif.
  • La Cour Suprême n’est pas au dessus des lois, seul le Peuple est souverain, s’il le faut un Référendum suffirait pour recadrer ses fonctions, elle ne peut s’opposer systématiquement aux décisions d’un Gouvernement démocratiquement élu.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eli LAIK pour http://les-francophones-d-israel.com/

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