Ne prenez pas le deuil de la France! par Arnold Lagémi

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Eli LAIK

8onjour à tous, je viens de découvrir ce magnifique texte écrit par un israélien originaire d’Algérie .

Je pense qu’il faut le lire jusqu’au bout car ,remettant précisément les choses en place, il permet de dissoudre la  mélancolie qui s’est emparée de nombreux Français.

James
Ne prenez pas le deuil de la France ! par Arnold Lagémi

Arnold Lagémi

«Parler d’histoire, ce n’est pas évoquer le passé, c’est parler d’avenir !» Nicolas Sarkozy. Alès (Gard)  4/10/2011. Assez de jérémiades ! Assez de pleurnicher ! Capitulards taisez- vous et écoutez ! De quel pays parlez-vous ? De quels hommes et de quelles femmes évoquez-vous le destin ? Où avez-vous appris que la France se rend à l’ennemi sans livrer bataille ? Jean Moulin, Léo Hamon, Emmanuel d’Astier de la Vigerie, Leclerc de Hautecloque, c’est la France qui vous interpelle et qui vous demande des comptes quand, par faiblesse, ou calcul sordide, vous la rabaissez au rang de nation commune.
Si vous pensez ce que vous écrivez, Résistez , faîtes ou dîtes mais agissez ! Vous est-il arrivé à Paris de lever les yeux. Vous y auriez vu des plaques de marbre sur lesquelles, vous auriez pu lire : « Ici « un tel » a été fusillé par les Allemands. Il avait seize ans. Passant souviens toi ! » C’est aussi la France ! Celle qui vous, qui nous déçoit ! Mais être déçu impose, chez les hommes d’honneur,  la lutte,  pas le défaitisme. Alors expliquez moi ce que vous faîtes de constructif en critiquant de la façon dont vous le faîtes, ce pays, pour lequel vous « crevez d’amour. » En dépit de vos discours !

Croyez vous que l’histoire de France a commencé à Montoire ?

Savez vous ce qu’avaient écrit sur les murs de leurs prisons,  les femmes des Cévennes, emmurées vivantes plutôt que d’abjurer leur foi protestante : Résistez ! Avez-vous entendu parler de Wagram, d’Austerlitz, de Sedan, de Joffre, de Foch, de Leclerc ? C’est aussi la  France ? Avez-vous vraiment cru que leurs fils déposeraient les armes avant de s’en servir ? A vous entendre, il semblerait que vous preniez plaisir à supputer sur les conditions de son délabrement. Parce que le pouvoir politique est faible vous en tirez pour conséquence que la France n’est plus la France. On peut avoir honte de la politique française sans pour autant méconnaître que les épreuves d’aujourd’hui sont des peccadilles comparées à celles de jadis.

Avez-vous entendu parler de la guerre des tranchées, de Verdun, du siège de Paris en 1870 ? Savez-vous les conditions que l’armée coalisée des royaumes européens imposa à la France lors de  l’abdication de l’empereur en 1815 ? Les Français d’aujourd’hui sont leurs fils…

Savez-vous ce qu’il fallut de désespérance à un peuple pour raccourcir un homme, représentant de D.ieu sur terre et, en même temps d’espoir et d’optimisme pour proclamer que « tous les hommes naissent libres et égaux en droit » Juifs d’Algérie, savez vous que vous devez votre Émancipation à la République Française d’abord et au ministre Crémieux ensuite.

Avez-vous pensé, peut être avec une jubilation malsaine que les fils de Lyautey, de de Lattre de Tassigny, de Juin s’étaient courbés devant l’ennemi ? Si oui, c’est que vous ne connaissez pas l’histoire de ce pays. Il y eut certes des jours sombres, mais si ces jours vous ont fait oublier les soleils d’une rare lumière, c’est que vous ne méritez pas la qualité de Français. Saviez-vous que le capitaine Dreyfus,  victime de l’antisémitisme le plus abject,  déporté à l’ile du diable continuait d’espérer en la France des droits de l’homme ? Valez vous plus et mieux que l’illustre capitaine?

Savez-vous que des villages des Cévennes qui n’ont pourtant pas leurs noms à Yad Vachem ont accueilli de très nombreux enfants Juifs, s’efforçant de rendre leur enfance aussi heureuse qu’ils le pouvaient ? Et vous, aujourd’hui, par faiblesse et veulerie vous annuleriez cette histoire de votre mémoire,  parce que vous estimeriez que cette histoire a cessé. Ignorants, ne confondez pas, un chemin de traverse avec une route ! Il y a des peuples qui réagissent et provoquent des cataclysmes à la première provocation.  Et il y en a d’autres moins ardents à donner la mort, peut être  parce qu’ils savent le prix de la vie ? Est-ce pour autant qu’il faut les insulter parce qu’ils donnent le sentiment de ne pas, de ne plus savoir se défendre ? Savez-vous la puissance de l’exemple français quand il décide de s’imposer?

La France a toujours attendu l’irrémédiable avant d’engager la bataille, sur ce, elle n’a pas toujours raison, mais c’est là son destin. Quand elle regarde en arrière, si tout n’est pas édifiant et glorieux, de formidables exemples de Résistance et de grandeur s’imposent !  Rappelez-vous les premiers mots lancés par Eisenhower sur le sol français en 1944, « La Fayette Merci, La Fayette nous voici ! » La grande nation américaine doit beaucoup à la France, quand bien même la réciproque est aussi  vraie. Il faut apprendre la façon avec laquelle le peuple français réagit à l’outrage avant que de l’offenser parce qu’il n’est pas le cow-boy de notre mythologie !

Quand vous ouvrirez les portes du ressentiment, n’oubliez pas que c’est la France, la première nation du monde,  qui a fait des Juifs,  des hommes libres, des citoyens émancipés. Cette seule vérité devrait suffire, si vous êtes de bonne foi à tempérer, à nuancer votre hostilité.

C’est quand tout paraît compromis, qu’il faut faire face à l’adversité que les caractères se révèlent et que les forces apparaissent sans masque ! La France d’aujourd’hui a moins peur qu’il y paraît parce qu’elle ne croit pas au danger qui la menace. Quand dans notre vie, nous avons à faire face, c’est souvent, l’image d’un père, d’un grand père qui se dessine, au-dessus de notre interrogation. Comment aurait-il agi à ma place ? Pour la France, le processus est le même. A l’image de ses voisins, le danger ne lui apparaît pas. Mais lorsque ce sera le cas, prenez-vous la mesure des cataractes d’exemples qui surgiront de sa mémoire, de l’hémorragie d’hommes illustres qui ne plièrent jamais et s’imposeront à elle. Après la conquête Arabe, il y eut la Reconquête. Après l’Occupation, il y eut la Libération. Pourquoi vous arrêtez vous au deuil ? Pourquoi faîtes vous halte devant l’Unesco qui est une faute, alors qu’elle n’est qu’une péripétie ? Si grande qu’ait été la faute de de Gaulle à l’égard du sionisme, ce fut tout de même, le Chef de la France Libre qui parmi les premières décisions prises à la Libération rétablit la validité du Décret Crémieux !

C’est son histoire qui sauvera la France, tout comme c’est dans sa famille que l’homme trouve des forces. Ce n’est pas parce qu’elle se tait, que la France n’a plus rien à dire !

Les hommes célèbres attendent que le point de non-retour soit atteint pour sortir de l’ombre. Les taxis de la Marne, Gambetta et son ballon, de Gaulle et son seul appel, Napoléon et son Code Civil, rien ne permettait de dire qu’ils échapperaient au destin. Et pourtant ! C’est à 76 ans que Georges Clemenceau, le Tigre, sortit de sa tanière  pour galvaniser des troupes au moral affaibli et fut appelé « le père la Victoire »  Alors…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eli LAIK pour http://les-francophones-d-israel.com/

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